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Bienvenue !

Bienvenue au pays d’une voie.
Grâce au Wutao, le voyage intérieur est possible… Le déploiement de l’onde dans la colonne vertébrale libère les mouvements, le cœur s’ouvre et la conscience s’élargie.
Le souffle nous aide à traverser les blocages et résistances pour rendre notre terre sacrée, nourrir notre feu intérieur, notre joie, notre liberté de conscience.DSC01542

Stages de Wutao

 

Accessibles à chacun(e), les stages offrent un véritable espace de découverte et d’expérience. 

PARIS :
–  Dimanche 27 mai 2018 au Centre Tao Paris.
–  Dimanche 8 juillet 2018 au Centre Tao Paris.
–  Dimanche 11 novembre 2018 au studio Akordance.
Réservation en ligne : www.wutao.fr/PARIS-10-19e-o-STAGES-DE-WUTAO

STRASBOURG :
– Dimanche 2 décembre 2018
– Dimanche 10 Mars 2019
Infos de réservation : www.weezevent.com/-1502

LYON :
– Date à venir (Sam. aprem + dimanche)
Infos de réservation :

RENNES :
– Sam. 23 et dim. 24 mars 2019 (Sam. aprem + dimanche)
Infos de réservation : www.energetiquechinoise.com

Tous les stages de Wutao sur www.wutao.fr

Pour organiser un stage de Wutao dans votre région, contactez le 06. 20. 89. 63. 32.


REPRÉSENTATION DE WUTAO®

Découvrez un extrait de la représentation de Wutao au Festival du féminin® de Martinique, samedi 10 décembre 2016.
Avec Imanou Risselard, Cécile Bercegeay, Marie-Aliette Delaneau, Delphine Lhuillier, Régina Gouge, Chantal Dufag et Virginie Brasset.
Les Festivals du féminin en Guadeloupe et en Martinique sont organisés par Valérie Scala.
Infos Festival du féminin : www.festivaldufeminin.com

Le livre du Wutao

Véritable guide magnifiquement illustré, destiné à vous accompagner étape par étape. L’ouvrage pose les principes fondamentaux du Wutao, les 12 mouvements de base et les notions d’écologie corporelle, pour une pratique en accord avec notre propre nature (nos os, nos organes, nos fascias) et notre environnement.

Editions Le Courrier du Livre / 22,90 euros

En vente par correspondance : rendez-vous sur : http://www.centre-tao-paris.com/LIVRE-DU-WUTAO.html

ÊTES-VOUS UN CRÉATIF CULTUREL ?

26 septembre 2012 in Biotao

La revue Génération Tao présente un numéro spécial :

ÊTES-VOUS UN CRÉATIF CULTUREL ?

Selon l’étude coordonnée par Yves Michel en 2006, les Créatifs Culturels représentent 17 % de la population française, bien plus que les militants de n’importe quel parti politique en France ! Mais qui sont-ils ? Ce numéro spécial de Génération Tao, copiloté par Delphine Lhuillier, rédactrice en chef de la revue Génération Tao et Yves Michel, éditeur des éditions Yves Michel et Le Souffle d’Or, vous offre les clés pour mieux connaître et comprendre cette dynamique sociétale émergeante. Alors, êtes-vous un Créatif Culturel ?

LES 6 PÔLES DE VALEURS DES CRÉATIFS CULTURELS

› L’écologie et le développement durable : le bio, la consomm’action, les méthodes naturelles de santé ;
› La place des femmes dans la société et les valeurs féminines : l’écoute, la coopération et la préoccupation par rapport à la violence ;
›  Être, avoir et paraître : la prédominance de l’être par rapport à l’avoir et au paraître ;
›  Le développement personnel : la connaissance de soi et l’ouverture aux autres, la dimension spirituelle ;
›  L’enjeu sociétal : l’implication individuelle et solidaire dans la société, le social avec une dimension locale ;
› L’ouverture culturelle : le respect des différences, le multiculturel.

MISE EN VENTE EN LIGNE et PAPIER : www.generation-tao.com

L’art de s’étirer

S’étirer comme le chat ? S’étirer comme on respire ? Ou au cours d’une journée ? Le Stretching dansé Wutao vous propose une méthode toute en douceur et en simplicité pour vous offrir le plaisir d’un mouvement naturel.

Le stretching dansé Wutao propose une voie corporelle : plonger au cœur de ce réflexe animal dans l’attention de notre conscience humaine, ouvrir des espaces insoupçonnés dans nos tissus, rassurer nos cellules, pulser l’instinct vital pour en toucher son élan originel, faire « swinguer » l’élasticité de nos tendons, et suspendre les aiguilles de notre horloge biologique dans la joyeuse rencontre de son éternité.

L’entrebâillement : la subtile demande corporelle
S’étirer dans un bâillement est déjà un entre-deux, celui d’un réflexe inconscient et d’une réponse immédiate à une demande corporelle. A l’inverse d’un exercice anticipé par le mental, l’étirement quotidien répond à un besoin corporel. Et lorsque la demande naît du corporel, la réponse ne mécanise pas, ne force pas, semble suivre un cheminement naturel dans le respect de nos amplitudes. L’étirement du matin est ce petit moment sacré d’éternité, dans lequel se pointe le flair d’une conscience encore endormie, le meilleur passage, peut-être, du lâcher-prise, celui dans lequel notre mental s’abandonne, et où notre inconscient se présente timidement au jour. Cet espace savoureux d’éveil, l’avez-vous remarqué, nous souhaiterions tous l’allonger, le faire perdurer de cette douceur que nous nous donnons, sans même y penser. Nous quittons à regret ce douillet réconfort d’élongation et de sourire intérieur, un peu en sursaut de réveil, au pied du lit. Comme nous nous arrachons à nous-même… Dans l’écoute mystérieuse (ni consciente, ni inconsciente) de cette demande corporelle d’éveil sans réveil, nous nous surprenons, chez nous, au bureau, à laisser une minute, quelques secondes, notre tâche, nos tensions, nos « prises de tête », pour et encore, sans même y penser, retrouver dans la microseconde d’une permission, pour nous accorder, dans un étirement de soulagement, notre petite récréation clandestine : celle de souffler pour ne pas s’essouffler. En se basant sur cette nécessité corporelle, les cours de « Stretch » ont anticipé ce besoin naturel. Cependant, et généralement, anticiper va « mentaliser » cette nécessité, et enclencher des mouvements mécaniques afin de répondre cette fois, non pas à notre nature, mais plus particulièrement aux projections que nous nous en faisons, l’idée d’un corps que nous voudrions atteindre : une beauté, une performance, la volonté d’atteindre une souplesse, d’aller plus vite que le temps, ou bien de nous préparer sans le savoir parfois à la rencontre sexuelle. Le Stretch véhicule ainsi nos propres stéréotypes, mais parfois, aussi, se fait voie comme en « Stretch Wutao ». Ici, on « se réflexe » (on conscientise ce réflexe du petit matin) et l’on ouvre le passage de notre instinct vital à celui de notre propre élan vital.

Stretcher dans quel rapport à soi ?
« Je n’ai jamais voulu avoir l’intention de me faire mal. »
Imanou Risselard

Comme le soulignent Pol Charoy et Imanou Risselard, le paradoxe du Stretch réside dans une démarche à se faire du bien mais… en se faisant du mal. La recherche d’un étirement sans douleur innovée par les créateurs du Wutao va principalement avoir comme point de départ cette question essentielle : comment accéder avec plaisir à ce qui n’est pas plaisant ? Avant de toucher cette conscience corporelle, le pratiquant va rencontrer principalement ses habitudes et entretenir bien souvent un rapport à lui-même dont il n’a pas encore conscience. Ainsi nous allons tous plutôt dans notre habitude forcer nos amplitudes, progresser en fermeture, en écrasement, en grand écart de jambes, sans même nous rendre compte que notre visage grimace et s’accompagne d’une onomatopée spontanée : « aïe », d’une pensée bizarre qui nous paraît « normale » : « Ah, c’est bon, Hum ça fait mal ! C’est super, je progresse là ». Nous avançons alors dans nos possibles, mais seulement, oui seulement, dans la mesure d’une douleur. Complice alors de notre propre « auto-violence », participant nous-même à un « abus » : celui d’un corporel que nous n’écoutons pas, comme si au bout du compte nous passions à côté de nous-mêmes, comme si de cette douleur nous n’en étions pas le principal acteur, ou qu’au mieux, elle était nécessaire; comme si le désir à soi passait au-dessus d’une acceptation, d’un oui complice, celui d’une permission amoureuse à soi-même, mais aussi celui de ne pas savoir entendre murmurer notre état sensitif innocent en attente, en attente d’une reconnaissance, la sienne propre : « Mais faut-il obligatoirement passer par la douleur pour amplifier ce qu’effectivement nous avons tendance à réduire et à limiter ? Comment sortir de notre premier conditionnement d’enfant, celui dans lequel l’accent est mis sur les dysfonctionnements, la maladie, et non pas sur le sensoriel, sur l’écoute de la présence d’un bonheur interne et organique ? Comment apprendre à ressentir ses contours dans le sensoriel et aller dans une culture du subtil ? » (Pol Charoy et Imanou Risselard)

Stretch Wutao : vers une écologie corporelle
« Oser, oser passer déjà à un état de conscience à soi dans l’amour. »
Imanou Risselard
Avez-vous remarqué à quel point l’étirement « stretch » est avant toute chose ouverture corporelle ? Dans le Stretch Wutao, cet appel à soi, et souvent aussi appel à l’autre, réside dans l’écoute de ce qui s’ouvre. Il y a sa propre demande et acceptation à se laisser pénétrer dans un espace parfois perdu, celui d’une qualité féminine et de sa réceptivité : étirer pour se préparer, étirer pour être disponible et rencontrer dans des espaces internes insoupçonnés le sentiment d’amour. Parfois ce sentiment d’amour et d’être se heurte à un temps corporel. Il se perd alors dans l’opposition du ressenti d’une âme éternelle contrainte aux limites de notre véhicule. Comment s’échapper du naufrage, celui du temps qui passe et d’un corps vieillissant ? Cette course à ce que nous voudrions atteindre (plus jeune, plus beau, plus fort…) impose l’idée d’un corps utile et propose dans la plupart des pratiques de passer d’une posture à l’autre sans écoute, sans saveur, sans se donner le temps de passer l’information à notre corporalité. Parfois le temps s’arrête, mais dans un corps segmenté, en isolant du reste une partie qui sera travaillée certes, mais sans qu’on en touche sa dimension globale de chaîne et d’enchaînement musculaire. Le Stretch Wutao propose l’écoute de son intimité, et le point de départ en sera l’intention : chercher, étirer dans la fibre avec le mouvement de l’onde orgasmique, à partir de la posture du bassin et de son « relâcher ». C’est progresser dans l’élasticité d’une transe, c’est ne pas s’amplifier mais s’ajuster, « swinguer » dans un étirement relâché des fascias, des muscles et des tendons dans un souffle, dans son inspir et son expir. C’est avant tout retrouver son amplitude originelle, celle dans laquelle se réconcilie joyeusement sa part « mortaliste » et « immortaliste », celle d’un espace dans lequel maintenant le message et l’information pour le passage d’ouverture s’entend, s’accueille, se rassure. L’attention sera portée à la motilité intérieure et à ses vagues spiralées et internes, dans un état d’écoute de notre mouvement de vie et de sa pulsation. Il n’y a plus force et grimace. Il y a alors échange de soi à soi, son sourire complice l’accompagnant. La réponse arrive à un moment donné d’accord et d’harmonie dans un dialogue d’un corporel ressenti global, en complémentarité entre les muscles de la chaîne postérieure et inférieure, dans le travail des fermetures et des arcs, dans l’alternance d’un ying-yang et d’un sentiment d’éternité, non pas linéaire, mais spiralé.

Stretch Wutao, fibre de vie : trop belle pour moi ?
« L’attention à soi révèle une noblesse : on tombe dans la posture, on tombe dans l’état, et la beauté apparaît. » Cécile Bercegeay
A mettre du vivant dans ce micromouvement, nous nous touchons nous-même dans notre intimité et sa réconciliation. On suit alors ses propres courbes, ses lignes et on ressent son axe. Car « stretcher Wutao », c’est stretcher le cou, les bras, les mains, les pieds et même les yeux. C’est, comme le soulignent Pol Charoy et Imanou Risselard, aller là où on ne s’attend pas, comme par exemple pratiquer le stretching du poignet et observer sa rotation, les amplitudes de sa main, ou de son petit doigt. C’est l’étirement comme prolongement dans une justesse, une justesse des doigts aux pieds, mais c’est aussi se tonifier dans la détente. Et « ça » fleurit dans la détente et son relâchement, et « ça » fleurit une beauté d’épanouissement : une beauté dans une posture remplie, pleine, habitée. Une beauté reliée à une grâce sensuelle et noble car interne : la fibre alors ne se déchire pas, ne se froisse pas, ni ne s’abîme. Imaginez passer votre crème de soin quotidien dans un geste brusque, dans un frottement indélicat, pensez-vous qu’elle en sera efficace ou perdra-t-elle en qualité de pénétration et de réparation ? Ainsi accompagner l’ « âge de la fibre » dans le Stretch Wutao, c’est comme réaliser un soin de beauté interne de la cellule qui va se voir dans son éternité, c’est se gorger de Qi dans le souffle, c’est être goulu(e) d’inspir et dans l’expir, laisser partir ses « impuretés ». Cette beauté de ne vouloir ni être plus, ni être moins, mais juste sentir sa justesse en s’en donnant les passages, en osant aller dans ce temps, celui de son éternité et de son élan vital, celui d’un temps à temps, car il est toujours grand temps d’un entretien et d’une nourriture, celle d’une écologie corporelle, et se donner le temps de s’étirer. Alors qu’attendez-vous ?

* Les propos de cet article, reccueillis par Isabelle Martinez, sont inspirés d’un entretien sur le Stretch Wutao avec les créateurs du Wutao, Pol Charoy et Imanou Risselard (février 2008), ainsi qu’un interview avec Cécile Bercegeay, enseignante de Stretch Wutao (janvier 2008).

Chevaucher son « animalité » !

Un élan vital !

La saison d’été met nos sens en éveil, notre être tout entier cherche à se mettre en contact avec l’extérieur et à se connecter aux éléments. L’élan et l’envie de cette énergie éveillent en moi aujourd’hui un rythme particulier, proche du rythme animal, un sentiment de force et de liberté, quand tous nos sens sont habités.
Nos pratiques corporelles, quand elles sont voies de liberté et de transformation, nous permettent aussi de vibrer au son de ce rythme et de plonger au cœur de l’un des règnes fondateurs de notre évolution pour entrer en relation avec l’une de nos forces ancestrales les plus puissantes : notre animalité.
En tant que femmes, chevaucher notre animalité est un passage très important vers une confiance et un accomplissement essentiels à notre épanouissement. L’expérience de la force retrouvée dans l’état d’animalité nous donne un autre regard sur nous-mêmes. Nous pouvons nous sentir plus autonomes et plus tranquilles car nous reconnaissons alors notre propre puissance et nous sommes capables de l’intégrer.
Le lâcher-prise induit par le rythme intense de cette transe nous permet de traverser les peurs et les retenues qui viennent souvent freiner notre élan vital et nous privent de l’expression d’une sensualité « animale » primordiale.
Les notions d’agressivité et de prédation peuvent enfin être abordées pour cheminer vers une profonde compréhension et nous réconcilier avec une juste agressivité instinctive.
Certains peuvent penser que vivre notre « animalité », pour la femme et pour l’homme, est une régression. Que nous avons évolué. Mais qui pense comme cela ? Est-ce vraiment notre être global ? Quelles peurs et quels jugements peuvent bien nous empêcher de vivre ce rythme, cette qualité d’énergie, où l’on sent son corps pleinement présent, où tous nos sens s’aiguisent, où notre chair, notre sang, nos muscles et nos tendons s’allient pour être en alerte, enfin disponibles au mouvement.
Et quels mouvements ! Celui qui nous assure protection et sécurité ou celui qui nous met en chasse, celui qui nous fait galoper et nous donne un sentiment de liberté et de plaisir, celui qui nous fait nous surpasser… Et quelles qualités ! celle qui nous donne une vision d’une extraordinaire sensibilité, celle qui nous permet d’être à l’écoute, celle qui nous donne la vélocité et nous relie à notre instinct… Alors pourquoi nous priver de revisiter cette animalité et nous amputer d’une telle force d’intelligence et de vitalité ?
Je garde en mémoire un jour où je vis mon professeur pratiquer la forme Chen de Tai Ji Quan dans différentes vitesses : de la vitesse minérale à la vitesse animale, en passant par le végétal. Quelle maîtrise et quelle liberté de geste ! Sentir qu’en lui s’était alchimiée toute son évolution pour être simplement mouvement, pour être traversé par le mouvement. En Trans-analyse*, il est dit qu’à sa naissance, l’être humain doit tout apprendre, qu’il n’est pas fini, mais qu’il garde en lui la mémoire de son évolution et celle de son devenir. Chaque règne traversé nous enseigne encore et nourrit notre humanité, et même si cela prend du temps pour se laisser aller, il est si bon d’entendre leur rythme et leur musicalité. Le rythme, c’est la vie et quand un corps se met en rythme dans l’écoute de chaque rythme, la pratique change, elle devient plus vivante et vibrante, voie d’exploration et de connaissance, ouverte vers l’évolution.
* La Trans-analyse est une méthode de co-naissance de soi créée par Pol Charoy, Imanou Risselard et Giovanni Fusetti.

Rencontre au cœur d’une Voie

J’ai découvert un trésor inestimable en cheminant depuis 10 ans sur les sentiers du mouvement, un joyau de la vie, qui pour l’être humain se traduit par la capacité à faire battre son cœur dans la vibration de l’Amour. Un sentiment d’amour inconditionnel, instinctif, dénué d’intérêt ou de dépendance. Quel bonheur ! Et quel changement !

Le fruit mûr d’un cheminement sincère qui sème une nouvelle graine, un nouveau commencement…Le jour où l’expérience s’est produite, j’ai accédé à un espace immense, comme si mon cœur n’avait plus de frontières. Je pouvais voir et enfin ressentir si finement l’âme de ma pratique, son origine, ce qui l’avait créée et pourquoi elle était faite. Ainsi, je revoyais tous ces moments vécus corporellement, qui touchaient si profondément mon être et ma psyché afin de défaire et défaire encore toutes ces habitudes, ces restrictions et ces impossibilités à aimer pleinement et sereinement. Ce jour-là, j’ai rencontré mes enseignants, et en même temps et si simplement, l’essence du geste : la pureté du cœur, cette quintessence que j’avais reconnue la première fois sans avoir pu la nommer lors de ma première rencontre avec le mouvement.Au cours de cette connexion avec moi-même, traversée de cette énergie si amoureuse, mes larmes coulaient… J’avais « tombé les armes », mon intérieur bougeait. Comme si ma vieille cuirasse cédait la place à cette nouvelle vibration et me permettait enfin de capter le véritable sens de ma pratique ; sens que je pressentais si souvent et que je désirais si ardemment, sans pouvoir le vivre, emprisonnée au commencement de ma quête, dans mes tourments et mes contrariétés. Comme un cadeau, je sentais la grâce de cette ouverture me rapprocher du vivant, et de ces personnes qui aiment vraiment. Comme les plus beaux écrits le racontent, cette énergie d’amour qui donne et qui reçoit sans cesse, à l’image d’un Yin-Yang amoureux, procure une paix profonde et un souffle nouveau. Pourtant, force est de constater que cet état de vulnérabilité et de sensibilité n’est a priori pas le mieux adapté à notre société ! Bien souvent, lorsque vient le moment de la relation à l’autre dans un quotidien un peu pressé, le cœur n’est pas épargné. Il n’est pas étonnant alors que l’on ait choisi de le fermer pour ne plus souffrir.Je pressens néanmoins possible et surtout incontournable, le fait de pouvoir encore évoluer vers une « adaptitude » à vivre le cœur ouvert, au cœur de la « mix-cité ».Qu’elle soit voie martiale ou artistique, la forme n’est qu’un moyen, une trace pour parvenir à ce trésor d’humanité qui nous relie à Tout et au Tout.